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Acquisitions en 2023

Les objets

Commode livrée pour le salon des jeux de la reine Marie Leszczynska à Compiègne

Antoine Robert Gaudreaus (v. 1680-1746), François Mondon (1694-1770), Commode livrée pour le salon des jeux de la reine Marie Leszczynska à Compiègne, 1739, bâti de résineux et chêne, tiroirs en noyer et hêtre, placage de bois de violette, bronze doré, marbre de brèche d’Alep, estampille de l’ébéniste Mondon ; numéro du garde-meuble inscrit à l’encre noire au revers : « du N° / 1163 / 2 » H. 83 cm, L. 130 cm, Pr. 65 cm, préemption en vente publique avec le soutien financier de la Société des Amis du château de Compiègne, C.2023.006 Quoiqu’estampillée de Mondon, cette commode est caractéristique des créations de Gaudreaus, fournisseur de ce meuble. De forme légèrement cintrée, sa façade comporte deux tiroirs séparés par une traverse. La marqueterie en frisage constitue son principal ornement, les bronzes dorés de forme rocaille étant cantonnés aux entrées de serrures, boutons des tiroirs, tablier et sabots. Cette relative simplicité peut correspondre aux goûts personnels de Marie Leszczynska destinataire de ce meuble. Issue d’une paire, il fait partie des importantes livraisons que le Garde-meuble de la Couronne effectue pour Compiègne en 1739, à l’issue des importants travaux réalisés dans les deux appartements des souverains. La commode est placée dans le cabinet des jeux de la reine, situé après sa chambre à coucher. Seul meuble à ce jour identifié de cet appartement, il constitue un jalon essentiel de la connaissance des décors disparus du premier château de Louis XV.

© GrandPalaisRmn (Domaine de Compiègne) / Stéphane Maréchalle
Commode livrée pour le salon des jeux de la reine Marie Leszczynska à Compiègne

Idylle, ma sœur n’y est pas

Jean-Louis Hamon (1821-1874) Idylle, ma sœur n’y est pas, huile sur toile, Salon de 1853, H. 105 cm, L. 156 cm, acquisition avec le soutien du fonds du patrimoine, le mécénat de la maison Chaumet et l’aide de la société des Amis, C.2023.004 Au début des années 1850, Jean-Louis Hamon fit partie des « Néo-grecs », un groupe de jeunes artistes qui entendaient renouveler la peinture de genre historique en abordant l'Antiquité sous l'angle de l'anecdote poétique et de la vie quotidienne. En 1853, il envoya au Salon ce tableau empreint d'une grâce enfantine, au sujet librement inspiré des Idylles de Théocrite. Ce fut l'un des triomphes de la nouvelle école, tant auprès de la critique que du public. L'impératrice Eugénie acheta la toile sur sa cassette personnelle et la fit accrocher à Saint-Cloud, puis dans son hôtel particulier, rue de l'Élysée. Comptant parmi les fleurons de sa collection, elle figura avec succès à l’Exposition universelle de 1855, puis à celle de Londres en 1862. Longtemps considérée comme perdue dans l'incendie des Tuileries, elle était connue jusqu'ici par l'estampe. Son entrée dans les collections nationales est une redécouverte importante pour l'histoire de l'art du Second Empire.  

© GrandPalaisRmn (Domaine de Compiègne) / Abdou Diouri
Idylle, ma sœur n’y est pas

Danse des nymphes avec le dieu Pan

Joseph Ferdinand LANCRENON (Lods, 1794-1874) avec une possible participation de Anne-Louis GIRODET-TRIOSON (Montargis, 1767 – Paris, 1824) Danse des nymphes avec le dieu Pan. 1814 Huile sur papier marouflé sur toile. H. 0,232 ; L. 0,38 Achat par voie de préemption en vente publique. C.2023.005 Cette étude est à rattacher au décor de la galerie de Bal du château aménagée par l’architecte Louis Martin Berthault (1770-1823) à partir de 1809 et dont le décor ne sera totalement achevé qu’en 1818. Elle dérive de la composition réalisée par Girodet pour orner un des deux tympans latéraux de la galerie après la chute de l’Empire. Au contraire de celle de la voûte, l’iconographie retenue est dépourvue de tout message politique. Elle évoque la destination des lieux par un sujet plaisant inspiré de l’Antiquité. Sa paternité à l’élève favori de Girodet est connue par le catalogue de la vente après décès du maître rédigé par Pérignon en 1825. Sous le numéro 351, est mentionné une série de « Dix esquisses sur papier vernis, faites sous les yeux et d'après les dessins de M. Girodet ; quelques-unes retouchées par lui […] ». Le caractère nettement plus enlevé de l’esquisse par rapport à l’œuvre finale confirme son statut d’étude préparatoire.  

© GrandPalaisRmn (Domaine de Compiègne) / Abdou Diouri
Danse des nymphes avec le dieu Pan