Château de Compiègne / M. Poirier

Le parc et le jardin des Roses

Le parc du Château de Compiègne est un jardin paysager créé sous le Premier Empire par l'architecte Berthault. Il s'étend au pied de la terrasse du palais, dans la perspective majestueuse de l'allée des Beaux-Monts.

 

Le parc du Château de Compiègne

Les quinconces de tilleuls encadrent le jardin: un berceau de verdure et d'élégants pavillons. Le «grand parc» de 700 hectares, situé entre le jardin et la forêt, est traversé sur près de 5 km par la fameuse allée des Beaux-Monts.

Les deux premières sculptures du parc furent installées en 1811 sous la direction de Berthault. Pendant le XIXème siècle, de nombreuses pièces rejoignent les chemins du parc mais c’est seulement sous le Second Empire, en 1859, que la décoration sculptée fut enfin achevée. L’aspect composite de l'ensemble, correspond assez bien au goût nettement marqué du Second Empire pour l'éclectisme.

 

Le Jardin des Roses

Créé en 1820 par Louis-Martin Berthault (1771-1823) à l’emplacement du «Bosquet du Roi», le Jardin des Roses est situé à proximité de la serre tempérée, construite la même année sur la terrasse de la Porte Chapelle.
Le jardin a été restitué il y a vingt ans, à partir d’un relevé de 1821 et de recherches historiques approfondies, dans le souci de respecter l’esprit du créateur. Les espèces présentées sont issues de grandes familles de roses anciennes : roses de Damas, centifolia, gallica et noisettiana. Elles sont associées à trois plantes vivaces : pivoines, pavots d’Orient, iris. Pendant la période de floraison, cet ensemble exceptionnel offre aux visiteurs une grande variété de coloris et de parfums.

 

Position sur le Paysage, oeuvre d'Henri Olivier

Position sur le Paysage est la première commande éphémère en extérieur du Château de Compiègne. Elle a été réalisée par l'artiste Henri Olivier ainsi que les menuisiers et jardiniers du Château.

L’allée de tilleuls, qui longe le rempart de Charles V, seul élément restant du rempart de la ville, servait au XVIIIe siècle à l’arrivée du roi venant de Paris. Le dessin du banc reprend l'iconographie d'un escalier d’une tour se trouvant sur la terrasse,  réactualisation une architecture ancienne. L'oeuvre rappelle, par ailleurs, les bordures de buis du Jardin des Roses, dessiné par Louis Martin Berthault, paysagiste créateur du jardin du Petit Parc au début du XIXe siècle. Position sur le paysage, installation de bois brûlé et noirci et de buis taillés, fait écho aux couleurs des tilleuls: un mélange de noir et de vert feuillage.



 

Exposition-dossier "Une élégance impériale. Souvenirs de la garde-robe de l'impératrice Eugénie"
du 19 mai au 2 août 2021
Fonds Rob Roy
« Dis Rob Roy, dessine-moi la vitesse »