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Portraits du Second Empire

Images impériales
L'Empereur Napoléon III RMN-Grand Palais (domaine de Compiègne) / Thierry Le Mage
L'Empereur Napoléon III
L'Empereur Napoléon III RMN-Grand Palais (domaine de Compiègne) / Thierry Le Mage
L'Empereur Napoléon III
L'Empereur Napoléon III
L'Empereur Napoléon III
Peinture

L'Empereur Napoléon III

L’entrée en 2008 de ce tableau d'Alexandre Cabanel dans les collections du musée du Second Empire a constitué un événement majeur pour le château de Compiègne. Dernier portrait officiel de l’Empereur, il fut le favori de l'Impératrice Eugénie.

A la fois majestueuse et familière, selon le voeu de l'Impératrice elle-même, cette effigie renouvelait le genre. Elle figure Napoléon III dans le cadre luxueux du Grand cabinet de Napoléon Ier aux Tuileries, le manteau d’hermine brodé d’abeilles d’or et les regalia - couronne impériale, sceptre et main de justice - disposés derrière lui. Cependant, il est vêtu non plus de l’uniforme de général de division, comme chez Winterhalter, Dedreux ou Flandrin, mais d’un habit noir barré du grand cordon de la Légion d’honneur, avec culotte à la française et bas de soie. Cette tenue de cour et le naturel de sa pose confèrent à l’Empereur une distinction très moderne.

Le tableau, présenté au Salon de 1865, valut à l'artiste la grande médaille d'honneur mais fut largement débattu. Théophile Gautier ou Ernest Chesneau louèrent sa modernité et sa vérité, tandis que d'autres critiques regrettaient la fermeté et le caractère solennel du précédent portrait de l'Empereur, exécuté en 1862 par Flandrin.

Aux Tuileries, le triomphe de Cabanel fut complet : l'impératrice Eugénie accrocha la toile dans son cabinet de travail en lieu et place de celle de Flandrin, que la famille impériale n’aimait pas. Après la guerre de 1870, le tableau transita par la Suisse avant de rejoindre la souveraine en exil en Angleterre. Il figurait dans le bureau de sa résidence de Farnborough Hill, où la reine Victoria l'admira en 1884.

Restée dans la famille impériale, l'œuvre fut ensuite considérée comme perdue. Elle demeurait connue toutefois par la gravure, par deux études préparatoires (Ajaccio, musée Fesch ; Baltimore, The Walters Art Gallery) et par des photographies de Léon Mniszech la montrant accrochée à Farnborough Hill (château de Compiègne).

Après son acquisition, le tableau a bénéficié d'une restauration fondamentale. Il est aujourd'hui de nouveau possible d’apprécier la subtilité et la finesse d’exécution remarquables de Cabanel. Elles sont sensibles dans le traitement de tous les détails, notamment le modelé des mains, la gamme de noirs de l’habit, le moiré du ruban, les plis du manteau, ou encore la trouée de lumière sur la gauche.

Signé et daté en bas à gauche ALEX CABANEL 1865

Commande impériale ; exposé au Salon de 1865 ; collection de l'impératrice Eugénie aux Tuileries, puis en exil ; collection prince et princesse Napoléon ; achat en 2008.

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