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Véhicules d'Europe...

Les objets

modèle réduit

Modèle réduit de carrosse à flèche

Italie ?, fin du 17e siècle ou début du 18e siècle.

Ce très beau modèle réduit ancien reproduit un carrosse dit « à flèche » ou « à grand train », la flèche désignant la longue pièce de bois centrale unissant l'avant-train au train arrière. La caisse est suspendue au train au moyen de courtes soupentes fixées sur des « moutons », pièces de bois richement sculptées fixées verticalement à chacun des angles du train.Ces traits différencient sur le plan technique les carrosses des berlines qui apparaissent dans le dernier quart du 17e siècle et supplanteront les carrosses dès le 18e siècle, ces derniers restant toutefois utilisés dans les cérémonies royales, princières ou les « entrées » d'ambassadeurs.Voiture d'apparat, ce carrosse est doté d'une caisse ornée d'un décor peint sur fond or et de figures sculptées en ronde-bosse d'amours qui ornent le pavillon ainsi que le lisoir à l'avant-train et l'entretoise du train arrière. Sur l'entretoise arrière, l'un de ces enfants tient une couronne fleurdelysée. L'intérieur, auquel donnent accès des portières entières – qui ne se généralisent que dans la deuxième moitié du 17e siècle – est garni de soie rouge.Avec ses deux chevaux attelés en paire et somptueusement harnachés, ce modèle réduit offre une image précieuse de l'ensemble composé par une voiture et son attelage, qui était pensé comme un tout harmonieux.Dépôt du Musée de Cluny, Paris, 1936.

Media Name: mvt_carrosse_fleches_17e.jpg
© Photo (C) RMN-Grand Palais (domaine de Compiègne) / Droits réservés
Modèle réduit de carrosse à flèche

Dessin

Dessin pour un carrosse

France ?, 1er quart du 18e siècle ?

Ce dessin représente l'élévation de profil à gauche d'une berline d'apparat. Sous le sujet figure une inscription à la plume: « Dessin du carrosse qui a servi à M. le Comte de Lue lors de son entrée à Vienne en Autriche ». Les entrées solennelles étaient des cérémonies organisées en l'honneur des rois, reines et princes, des souverains étrangers, des ambassadeurs ou encore des parlements. Elles se multiplièrent dans toute l'Europe à la Renaissance, constituant un phénomène politique et culturel inscrit dans la durée, en déclin toutefois à partir du milieu du 17e siècle. Si les entrées royales et princières constituaient la forme la plus achevée de ces rites politiques, à travers les entrées des ambassadeurs, représentants de leur souverain à l'étranger, les pouvoirs resserraient leurs liens et se célébraient mutuellement. Ces fastueuses apparitions mettaient en jeu des pratiques codifiées, telles que les cortèges, dans lesquelles les voitures les plus luxueuses, ce que dénote ici le terme de « carrosse », avaient un rôle central. Cette œuvre s'inscrit dans un ensemble de dessins de voitures d'apparat du 17e et du 18e siècle conservé au musée, que complètent deux séries d'estampes du 17e siècle qui avaient pour fonction de conserver la mémoire d'entrées solennelles à travers la représentation des voitures d'apparat utilisées lors de ces événements. Don de la Société des amis du musée de la Voiture et du Tourisme, 1954.

Media Name: mvt_dessin_du_carrosse_du_comte_de_lue.jpg
© Photo (C) RMN-Grand Palais (domaine de Compiègne) / Stéphane Maréchalle
Dessin pour un carrosse

modèle réduit

Modèle réduit de cabriolet à six ressorts

France, vers 1900

Ce modèle réduit de facture extrêmement soignée fut réalisé en un an par Philippe Devilliard, un menuisier en voiture renommé, sur les plans de Louis Dupont, éditeur de la célèbre revue professionnelle Le guide du carrossier fondée par son oncle Brice Thomas. Il reproduit un cabriolet à six ressorts de la première moitié du 19e siècle, à l'échelle du quart. Les cabriolets étaient des voitures légères à deux roues pour deux passagers, dotées d'une capote. Destinée à servir de modèle pour des cours professionnels, la voiture est ici exécutée en blanc, c'est à dire sans peinture ni garniture. Ainsi, la structure de la capote, non encore revêtue de cuir, est-elle laissée apparente. La suspension associe trois types de ressorts: deux ressorts à pincettes, de forme elliptique, qui unissent l'essieu aux brancards de train, deux ressorts en C qui relient ces mêmes brancards à l'arrière de la caisse et deux ressorts à crosse placés entre les brancards de train et l'avant de la caisse. Avec ses six ressorts, ce cabriolet était donc particulièrement confortable, élément qui participait de son caractère luxueux. Ainsi ce modèle réduit témoigne-t-il tout autant de la vogue des cabriolets, qui courut tout au long des 18e et 19e siècles, que des savoir-faire de la carrosserie de luxe. Achat, 1935.

Media Name: mvt_modele_reduit_de_cabriolet_a_six_ressorts_01-001836.jpg
© Photo (C) RMN-Grand Palais (domaine de Compiègne) / Gérard Blot
Modèle réduit de cabriolet à six ressorts