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Jean-Louis Hamon (1821-1874), La Cantharide esclave

© (C) GrandPalaisRmn (Domaine de Compiègne) / Gabriel de Carvalho

Jean-Louis Hamon (1821-1874), La Cantharide esclave, huile sur papier marouflé sur toile, Salon de 1857, H. 40 cm, L. 47 cm, préemption en vente publique, C.2024.002


La Cantharide esclave de Jean-Louis Hamon a fait son apparition au Salon de 1857, suscitant la surprise des critiques de l’époque en raison de l’étonnant motif de coléoptère retenu par la patte, observé par une jeune fille. Nul n’y décela l’allusion morale du musellement des pulsions : l’insecte au corps iridescent était depuis l’Antiquité réduit en poudre pour préparer un aphrodisiaque, une pratique encore courante au XIXe siècle. 
Le motif naturaliste de la cantharide en captivité dans une niche, sommée par un masque grimaçant d’homme, est à rapprocher de l’insecte attaché sous l’autel de Ma Sœur n’y est pas. Cette autre peinture d’Hamon, succès du Salon de 1853 acquis par l’impératrice Eugénie, est entrée dans les collections du château de Compiègne en 2022. 
La composition en frise, l’inspiration antique et le coloris tendre inscrivent les deux œuvres dans le style néo-grec adopté par Jean-Louis Hamon aux côtés de Jean-Léon Gérôme et d’autres élèves de Charles Gleyre et Paul Delaroche dans les années 1850.